Intensifier l’innovation ! Le thème est à la une de nombreuses conférences et colloques. 2009 est même l’année européenne de la créativité et de l'innovation.
Dans la pratique, il faut reconnaître que dans la plupart des entreprises, avec le contexte, l’innovation progresse doucement. Faute de moyens ou faute de modèle ?
Pour mesurer l’innovation, l’indicateur classique consiste à mesurer les dépenses de R-D. C’est un indicateur partiel. Il induit que seule la R-D produit concrètement l’innovation et que l’innovation ne serait qu’une affaire de moyens.
Cette conception de l’innovation est réductrice pour deux raisons.
Selon l'OCDE (Manuel d'Oslo) "Une innovation se distingue d'une invention ou d'une découverte dans la mesure où elle s'inscrit dans une perspective applicative". Une autre définition étend la notion : l’innovation est une introduction rentable d’idées nouvelles sur le marché. Nous pouvons formuler enfin une définition élargie : "l’innovation est une idée nouvelle réussie, qui crée de la valeur".
l’innovation est une idée nouvelle réussie, qui crée de la valeur.
Cette valeur est le fruit de multiples critères : valeur de l’idée, pertinence de son application, performance de son modèle économique, qualité de sa mise en œuvre, etc. Réussir une innovation, c’est combiner ces facteurs.
Et de fait, l’innovation s’applique à tout le champ économique : technologie, produits, services, marketing, modèle économique, processus, modèle d’organisation, management, ressources humaines, communication, juridique, administratif. Tout le monde peut potentiellement contribuer à l’innovation. Et la R-D dans tout cela ? La R-D en est par essence un contributeur déterminant, car c’est sa vocation première, mais ne s’y confond pas. L’innovation a besoin de tous, elle est le fruit d’une collaboration globale. La capacité à collaborer est un levier aussi déterminant sur l’innovation que les moyens à y consacrer.
Si les moyens ne sont pas extensibles cette année, c’est le moment de travailler la capacité à collaborer en matière d’innovation, d’impliquer plus largement l’entreprise, de travailler le modèle managérial associé à l’innovation.
Deux modèles coexistent :
Et, pour les entreprises qui ont déjà mis en place ces démarches, les résultats sont là. La première d’entre elle, Procter et Gamble, en engageant un programme global d’innovation ouverte a début des années 2000 visant à augmenter sa part d’innovation réalisée en collaboration avec des acteurs externes de 15% de ses projets à plus de 50% en 2007. Résultat : la R&D a accru son activité de 60% et son coût est passé de 4,8% proportionnellement au CA en 2000 à 3,4 en 2006. Depuis la démarche fait des émules, mais se propage lentement.
Une étude de l'OCDE de décembre 2008 auprès de 59 entreprises dans une douzaine de pays a montré que près des trois quarts d'entre elles consacraient l'essentiel de leur budget de R-D - 80 % ou davantage - aux activités de R-D interne. Dans le même temps, la plupart des entreprises entamment activement les pratiques d'innovation ouverte, mais à dose encore très modérée : 51 % des entreprises allouent seulement jusqu'à 5 % de leur budget de R-D à la recherche dans d'autres entreprises, tandis que 31 % en allouent plus de 10 % à l'extérieur. Et l'on ne mesure ici que l'innovation visible par le périmètre R-D...
Si l’orientation est claire, la démarche n’est toutefois pas naturelle pour nombre d’entreprises. Organisée naturellement sur le principe chacun sa tâche, chacun son domaine, sa responsabilité, principe de management nécessaire à la maitrise opérationnelle de l’exploitation, l’entreprise n’a pas, bien souvent, les réflexes, les attitudes, la culture pour collaborer facilement. Pourtant, c'est l'innovation qui génèrera ses actifs de demain, sa différence, sa légitimité.
En premier lieu, il faut prendre conscience de la nécessité de l’innovation collaborative et ou de l’innovation ouverte et s’y mettre par une approche adaptée : pas question de planifier un processus parfait et d’envoyer un mail de convocation à collaborer pour que chaque collaborateur s’y mette ! Il s'agit d'un travail conjoint sur le collectif humain et l’émergence de pratiques et de processus adaptés. Et les messages sont clairs : les idées nouvelles viennent des rencontres, de la périphérie plus que du centre, le centre a tojuours son utilité : pour animer, fédérer, engager les projets les plus pertinents.
C’est une évolution à plusieurs dimensions à conduire à partir des comportements, des valeurs, des dynamiques collectives, du sens, qui s’appuie parallèlement sur des processus et des outils. Il faut savoir bien poser l’enjeu de l’innovation pour l’entreprise et engager une dynamique collaborative appuyée sur une combinaison d’animation de communautés et de réseaux.
In Principo conseil en management collaboratif depuis 2002, propose une démarche globale d’Innovation Collaborative, pour faire de la capacité de l’entreprise à innover avec son écosystème, son actif clé pour réussir :
1 - comment intensifier la collaboration pour générer du terrain, des non experts et des experts, des pistes, des suggestions ?
2 - comment transformer en continu cette matière première riche en potentiel, en idées fortes par des pratiques simples et adaptées à votre organisation ?
3 - comment initier, mettre en place, piloter et entretenir ce dispositif d'innovation collaborative ?
4 - comment gérer reconnaissance et confidentialité, distanciel et présentiel, interne et externe ?
5 - comment étendre progressivement la démarche à l'ensemble de l'écosystèmes de l'entreprise ?
In Principo propose des démarches d'accompagnement pour répondre aux besoins des entreprises dans leur contexte : Collaboration et Innovation.
In Principo propose des ateliers d'initiation en entreprise en mini forfait pour mieux comprendre ces nouvelles possibilités : contactez nous.
Commentaires
Great article and
7. juin 2009 - 10:43 — billigflug (non vérifié)