Dépassant les incertitudes des bourrasques financières, un nombre significatif d’entreprises se projette déjà dans l’économie créative qui se concrétise peu à peu.
« Différenciation » devient désormais le mot d’ordre des dirigeants et des stratèges adressé aux directions de l’innovation.
Une différenciation que l’on précise créatrice de marge, pas de risque, une différenciation portée par un flux d’innovations continu, en nombre, à coût maîtrisé.
Les directions de l’innovation reçoivent la demande avec circonspection. La direction générale revient alors avec sa pléthore d’exemples glanés dans les revues de management et les conférences : APPLE, GOOGLE, P&G. Toutes ont
une R&D inférieure aux acteurs clés du secteur et vivent une croissance à 2 chiffres sur les 5 dernières années, là où pour d’autres du même secteur, c’est l’atonie. Une technique ? Une chance insolente ? Non, ces acteurs sont les icones d’une nouvelle nature de modèle de création de valeur conjuguant entreprise collaborative et open innovation, le modèle vertueux de l’économie créative.
Qu'est-ce qu'une entreprise créatrice de valeur ?
Plus simplement qu'est-ce qu'une entreprise riche ?
Celle qui affiche le meilleur résultat financier pour ses seuls actionnaires ?
Celle qui rémunère ses salariés et dirigeants plus que la moyenne du marché ?
Celle qui crée le plus de valeur ajoutée ou qui emploie le maximum de salariés ?
Celle qui dure, qui survit et essaime ou encore celle qui crée en permanence de nouveaux produits et services qui répondent à de nouveaux marchés ?
Comprendre la nature de la richesse que l'on crée et plus profondément la nature de sa richesse réelle en tant qu'organisation dans son écosystème devient fondamental.
Cette richesse s'inscrit-elle dans une dynamique durable pour soi, pour son écosystème et au-delà pour la planète ?
En 1980, la microinformatique naissante, la robotique, l’accélération de l’innovation technologique, nous laissaient espérer un monde à la fois plus simple et plus prospère.
En 1980, il nous restait à dépasser deux enjeux planétaires : le conflit Est-Ouest et le
s inégalités Nord- Sud.
Nos espoirs se sont en grande partie concrétisés pour engendrer paradoxalement un monde plus complexe à vivre au quotidien sur une planète ou les défis planétaires se sont multipliés et accrus : géopolitique multipolaire, instabilité financière croissante, surpopulation et vieillissement, hypertrophie urbaine, ruptures énergétiques, réchauffement climatique, mise en péril de notre environnement naturel.
Les acteurs clés de la planète se sont quasiment tous convertis au « green ». Les discours enflammés font place à des tentatives d’actions qui paraissent insignifiantes et renforcent le sentiment d’impuissance.
Le politique n’a pas les leviers économiques, les acteurs économiques isolément n’ont pas la capacité de changer la donne. Les ONG réussissent sur la prise de conscience mais ne changent qu’à la marge le court du fleuve. Le citoyen peut pétitionner tant qu’il le peut, la planète n’est pas encore un collectif intelligent capable d’agir en regard de ses propres enjeux.
La crise, les crises, ont ajouté au pessimisme et renforcé le court termisme : « Vous comprenez, c’est la crise, il y a urgence, nous naviguons à vue : il n’est plus temps de regarder à long terme ! ».
Et si c’était l’inverse ? Et si ces défis planétaires constituaient une formidable opportunité de résoudre les problèmes autrement ?
Je suis heureux car Apple, depuis longtemps considérée comme une entreprise les plus innovantes de la planète, est en train de devenir une des premières capitalisations boursières. C'est une réussite méritée et annoncée !
"Rien n'est plus puissant qu'une idée lorsque son temps est arrivé !" - Victor Hugo
C'est une réussite méritée et annoncée illustrant pleinement la montée en puissance partout dans le monde des entreprises les plus créatives, marquant notre passage désormais effectif à l'ère de la création commmunication.
Dans notre économie à dominante immatérielle, l’innovation a changé profondément de nature. D’une innovation invention chère à nos manuels scolaires avec leurs héros solitaires (Edison, Bell, Marconi, Moreno), l’innovation est devenue le fruit d’un travail collectif, où c’est davantage la pertinence globale du puzzle de contributions innovantes qui fait le succès de l’innovation.
Le célèbre iPhone est le symbole de cette innovation agrégative : 300 brevets, dont la plupart ne sont pas maison, la fabrication est externalisée à Taiwan mais les profits sont bien maîtrisés par la marque à la pomme à Cuppertino.
Quelle est la novation dans l’innovation ? Quel est le modèle ? Comment peut-on y parvenir ?
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Comment le management collaboratif au sein d’une entreprise peut-il démontrer sa valeur ? Première réponse fournie par notre premier article, c’est « une capacité à mobiliser et à accroître les actifs immatériels de l'entreprise ».
Ces actifs immatériels sont classables en deux types : les actifs immatériels protégeables et les autres, les actifs immatériels non protégés, intangibles. Si les premiers sont naturellement les plus considérés car pris en compte au sens comptable, les autres sont simplement ignorés. L’approche collaborative nous montre que c’est une erreur, car ce sont ces immatériels là qui donnent la pleine valeur à une entreprise … Lire la suite »
Réseaux sociaux, innovation, management collaboratif, toute une littérature aujourd'hui nous incite à penser "écosystèmes" : cela nous permet d'être en lien avec les autres, de créer plus de valeur plus facilement, de capter plus facilement de nouvelles opportunités dans un contexte plus convivial. Pourtant, dans la réalité quotidienne, dans notre représentation du monde, nous agissons à l'inverse, en nous centrant sur nous mêmes, sur notre "égosystème"
. Pour certains nous sommes simplement réticents à l'évidence collaborative. Pour d'autres la réalité humaine est plus complexe et les équilibres, autres.
Si investir dans des approches nouvelles de management est un objectif de plus en plus partagé, cette notion d'investissement est en butte à une absence de référent financier pour le justifier :
Comment en investissant dans le management collaboratif développe-t-on la rentabilité de l’entreprise et contribue-t-on ainsi à sa valorisation ?
Bonne nouvelle, le collaboratif occupe une large place désormais dans la réflexion de l'encadrement des organisations. Mais pourquoi faut-il être collaboratif ? Pour seulement plaire à la génération Y ou pour la performance même de l’entreprise ?
Les esprits éclairés se rangeront sur la deuxième option. Dans notre société mondialisée, complexe, rapide, dématérialisée, il parait effectivement évident et nécessaire d’être intelligents ensemble pour s’adapter, agir, innover.
Evident ? Pas sûr. Être un esprit éclairé ne suffit pas pour emporter l’adhésion des autres dirigeants d’une entreprise. La vision doit pouvoir être démontrée au delà de l’intuition. Que répondre en effet aux gardiens de la sagesse financière quand ils vous lancent, en réunion budgétaire, un sourire pincé : « Messieurs du deux point zéro, quel retour sur investissement pour votre affaire ? ».
L’Internet social nous change en profondeur : de nos
rapports sociaux à ceux de l'entreprise avec son ecosystème et plus encore au sein d'elle même. En 2010, notre modèle est en train de muter à grande vitesse autour de nous. Qu'est-ce que cela change concrètement pour le management de l'entreprise ? Comment s'y adapter ?
Twit
ter est passé en un an, d’une notoriété de 4% des
internautes français à 63% (1). Dans le même temps, Facebook de 150 millions à 350 millions
de membres dans le monde, et devrait atteindre selon les projections de
plusieurs analystes 600 à 700 millions de membres fin 2010. D’autres
écosystèmes de l’Internet social se développent plus vite encore dopés par les applications
Smartphone : Yelp, Foursquare, Praized.
Encore quelque peu masqué par l‘actualité brumeuse d’une crise qui se traine, ce surgissement de l’Internet social constitue réellement une évolution plus signifiante que ne le fut l’avènement de l’Internet transactionnel et de l’Internet média à la fin du siècle dernier : ceux-ci transposaient dans le monde des réseaux numériques la société des processus et de la culture de masse, l’Internet social fait entrer dans nos vies la culture des réseaux ...
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