Submergés ! Que ce soit par la crise ou déjà par des prémices de croissance, nous - managers d'équipes, acteurs clés des entreprises - cherchons à maitriser cette nouvelle complexité qui croit chaque jour positivement dans nos organisations. Comment faire face ? La solution beaucoup l'entrevoient : l’entreprise doit devenir collaborative.
Si seulement nous étions plus intelligents - plus efficaces - opérationnellement ensemble ! Si chacun conjuguait l'intérêt de l'ensemble et le sien pour agir au quotidien, si nous savions nous projeter davantage ensemble dans l'avenir pour anticiper les évolutions, saisir les opportunités.
Management collaboratif ? Si de plus en plus de managers et d'acteurs en sont convaincus, une très grande majorité encore considèrent que c’est une réalité inaccessible dans le contexte actuel : pression du court terme, habitudes, comportements, cultures managériales, silos, manque de maitrise des pratiques clés.
Le constat est simple : personne ne sait vraiment par où commencer … Confusion entre participatif (partage de l'expression) et collaboratif (imaginer, élaborer, se coresponsabiliser, agir, réussir ensemble). Il y a manifestement une méconnaissance des conditions pour y parvenir, des démarches, des pratiques et plus encore des réels apports du management collaboratif.
Pour changer la donne, il faut régénérer maintenant les pratiques de management de l'entreprise, il faut s'engager maintenant sur la voie du collaboratif. Comment ? Lire la suite »
Dépassant les incertitudes des bourrasques financières, un nombre significatif d’entreprises se projette déjà dans l’économie créative qui se concrétise peu à peu.
« Différenciation » devient désormais le mot d’ordre des dirigeants et des stratèges adressé aux directions de l’innovation.
Une différenciation que l’on précise créatrice de marge, pas de risque, une différenciation portée par un flux d’innovations continu, en nombre, à coût maîtrisé.
Les directions de l’innovation reçoivent la demande avec circonspection. La direction générale revient alors avec sa pléthore d’exemples glanés dans les revues de management et les conférences : APPLE, GOOGLE, P&G. Toutes ont
une R&D inférieure aux acteurs clés du secteur et vivent une croissance à 2 chiffres sur les 5 dernières années, là où pour d’autres du même secteur, c’est l’atonie. Une technique ? Une chance insolente ? Non, ces acteurs sont les icones d’une nouvelle nature de modèle de création de valeur conjuguant entreprise collaborative et open innovation, le modèle vertueux de l’économie créative.
En 1980, la microinformatique naissante, la robotique, l’accélération de l’innovation technologique, nous laissaient espérer un monde à la fois plus simple et plus prospère.
En 1980, il nous restait à dépasser deux enjeux planétaires : le conflit Est-Ouest et le
s inégalités Nord- Sud.
Nos espoirs se sont en grande partie concrétisés pour engendrer paradoxalement un monde plus complexe à vivre au quotidien sur une planète ou les défis planétaires se sont multipliés et accrus : géopolitique multipolaire, instabilité financière croissante, surpopulation et vieillissement, hypertrophie urbaine, ruptures énergétiques, réchauffement climatique, mise en péril de notre environnement naturel.
Les acteurs clés de la planète se sont quasiment tous convertis au « green ». Les discours enflammés font place à des tentatives d’actions qui paraissent insignifiantes et renforcent le sentiment d’impuissance.
Le politique n’a pas les leviers économiques, les acteurs économiques isolément n’ont pas la capacité de changer la donne. Les ONG réussissent sur la prise de conscience mais ne changent qu’à la marge le court du fleuve. Le citoyen peut pétitionner tant qu’il le peut, la planète n’est pas encore un collectif intelligent capable d’agir en regard de ses propres enjeux.
La crise, les crises, ont ajouté au pessimisme et renforcé le court termisme : « Vous comprenez, c’est la crise, il y a urgence, nous naviguons à vue : il n’est plus temps de regarder à long terme ! ».
Et si c’était l’inverse ? Et si ces défis planétaires constituaient une formidable opportunité de résoudre les problèmes autrement ?
Dans notre économie à dominante immatérielle, l’innovation a changé profondément de nature. D’une innovation invention chère à nos manuels scolaires avec leurs héros solitaires (Edison, Bell, Marconi, Moreno), l’innovation est devenue le fruit d’un travail collectif, où c’est davantage la pertinence globale du puzzle de contributions innovantes qui fait le succès de l’innovation.
Le célèbre iPhone est le symbole de cette innovation agrégative : 300 brevets, dont la plupart ne sont pas maison, la fabrication est externalisée à Taiwan mais les profits sont bien maîtrisés par la marque à la pomme à Cuppertino.
Quelle est la novation dans l’innovation ? Quel est le modèle ? Comment peut-on y parvenir ?
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Bonne nouvelle, le collaboratif occupe une large place désormais dans la réflexion de l'encadrement des organisations. Mais pourquoi faut-il être collaboratif ? Pour seulement plaire à la génération Y ou pour la performance même de l’entreprise ?
Les esprits éclairés se rangeront sur la deuxième option. Dans notre société mondialisée, complexe, rapide, dématérialisée, il parait effectivement évident et nécessaire d’être intelligents ensemble pour s’adapter, agir, innover.
Evident ? Pas sûr. Être un esprit éclairé ne suffit pas pour emporter l’adhésion des autres dirigeants d’une entreprise. La vision doit pouvoir être démontrée au delà de l’intuition. Que répondre en effet aux gardiens de la sagesse financière quand ils vous lancent, en réunion budgétaire, un sourire pincé : « Messieurs du deux point zéro, quel retour sur investissement pour votre affaire ? ».
L’Internet social nous change en profondeur : de nos
rapports sociaux à ceux de l'entreprise avec son ecosystème et plus encore au sein d'elle même. En 2010, notre modèle est en train de muter à grande vitesse autour de nous. Qu'est-ce que cela change concrètement pour le management de l'entreprise ? Comment s'y adapter ?
Twit
ter est passé en un an, d’une notoriété de 4% des
internautes français à 63% (1). Dans le même temps, Facebook de 150 millions à 350 millions
de membres dans le monde, et devrait atteindre selon les projections de
plusieurs analystes 600 à 700 millions de membres fin 2010. D’autres
écosystèmes de l’Internet social se développent plus vite encore dopés par les applications
Smartphone : Yelp, Foursquare, Praized.
Encore quelque peu masqué par l‘actualité brumeuse d’une crise qui se traine, ce surgissement de l’Internet social constitue réellement une évolution plus signifiante que ne le fut l’avènement de l’Internet transactionnel et de l’Internet média à la fin du siècle dernier : ceux-ci transposaient dans le monde des réseaux numériques la société des processus et de la culture de masse, l’Internet social fait entrer dans nos vies la culture des réseaux ...
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L'Open World Forum 2009 marque un tournant dans la prise en compte du phénomène Open Source. Celui-ci ne constituerait pas seulement un mode de développement logiciel mais un modèle d'organisation dont l'entreprise pourrait s'inspirer.
En cela, le mouvement Open Source rejoint le credo déjà partagé par un grand nombre : nous quittons le monde de l’organisation hiérarchique – command and control - pour entrer dans un nouveau monde plus foisonnant, plus créatif, plus riche humainement. En cela aussi, le mouvement Open Source décline à sa manière les mots : participatif, collaboratif, 2 ou 3.0, communautés, crowdsourcing...
Un discours de plus ? Non. La prétention du mouvement Open Source est ici quelque peu différente. Le phénomène Open Source nous montre qu’à grande échelle et dans une grande diversité de situations, il est possible de créer de la valeur dans des systèmes complexes, tout en leur permettant d’être évolutifs, de s’adapter et de se diversifier même, tout en conservant leur cohérence. Par son fonctionnement pleinement collaboratif, l'Open Source aujourd'hui performe tant dans son utilisation que sur le plan économique.
L'Open Source a désormais légitimité pour convaincre les acteurs de l'organisation classique qui jusque là n'avaient culturellement et intellectuellement aucune lisibilité sur le phénomène collaboratif.
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Que la sortie du tunnel soit pour demain ou bien plus tard, le contexte nous impose des efforts nouveaux alors que les budgets manquent. Que peuvent les équipes, les organisations, face aux défis de ce nouveau quotidien ?
A bien y regarder, il ne reste plus, justement, que les femmes et les hommes pour répondre aux changements de la donne des entreprises. Plus que l’actif humain en somme sur qui compter.
Plus que l’actif humain ? Tant mieux !
Oui, tant mieux. Dans l’économie de la connaissance, de l’innovation et de la créativité dans laquelle nous sommes désormais, c’est le levier majeur ...
Intensifier l’innovation ! Le thème est à la une de nombreuses conférences et colloques. 2009 est même l’année européenne de la créativité et de l'innovation.
Dans la pratique, il faut reconnaître que dans la plupart des entreprises, avec le contexte, l’innovation progresse doucement. Faute de moyens ou faute de modèle ? Lire la suite »
Pour les chinois, une crise est toujours une opportunité, c'est le même idéogramme.
Pour notre économie, nos sociétés, cette crise peut même, si nous le voulons, constituer un véritable accélérateur de changement.
Notre propos n'est pas de nous réjouir d'une situation difficile, voire même dramatique pour une partie d'entre nous. Mais, notre crise est bien là, et chacun comprend désormais qu'il ne sert à rien de conjuguer par des commentaires convenus tous les pessimismes ambiants, il faut aller de l'avant !
Nous commencions à changer avant, alors accélérons plus vite le changement et nous sortirons plus vite de cette période délicate. Cette crise est une formidable opportunité pour revoir nos habitudes, pour changer de modes de travail, pour évoluer plus vite et à moindre coût. Comment ? En se mettant tous "en situation d'opportunité"...